14h02 CET
03/11/2026
Seul Lensois à tenir son rang face à Lille vendredi, le gardien Robin Risser réalise un début de saison convaincant sur la lancée de son précédent exercice et a l'occasion, mercredi face à Côme, de s'illustrer en Ligue des champions à deux jours de la liste de Zidane.
S'il a fini par céder à la 86e minute au stade Pierre-Mauroy, logiquement impuissant face à une demi-volée de grande classe d'Olivier Giroud, Risser s'est d'abord brillamment employé à dégouter un à un les attaquants lillois, multipliant les arrêts décisifs (6 au total).
Et s'il ne compte qu'un "clean-sheet" en 13 matches cette saison, lors du titre dans le Trophée des champions face au Paris SG mi-août (1-0), le portier de 21 ans s'est souvent posé en dernier rempart rassurant d'une défense adepte des petites erreurs.
C'est notamment ce "calme" et cette "maturité" détonantes pour son âge qui ont convaincu le directeur sportif et ancien gardien lensois Jean-Louis Leca d'attirer Risser à l'été 2025, alors que l'Alsacien était barré par la concurrence à Strasbourg.
"Qu'il soit très bon, très moyen, très mauvais ou excellent, il est toujours sur la même fréquence, il ne dégage jamais de fébrilité. C'est quelque chose qui me marque beaucoup à ce poste-là, où l'on passe par des émotions qui fluctuent beaucoup", a raconté Leca à l'AFP.
- Ascension fulgurante -
Alors qu'il n'avait aucune expérience en L1 à son arrivée à Lens, Risser s'est rapidement imposé et a réalisé une première saison époustouflante, auréolé d'un titre en Coupe de France et de la récompense de meilleur gardien du championnat.
Cette ascension fulgurante lui a ouvert la porte de l'équipe de France, où il a ravi la place de troisième gardien à Lucas Chevalier pour s'inviter en dernière minute au Mondial-2026.
Cantonné à un rôle de remplaçant aux États-Unis, le gardien lensois n'en est pas moins revenu avec un nouveau statut. "Il a fait une parade à l'entraînement et j'ai tout de suite vu que c'était un gardien d'un autre niveau, un gardien international", avait raconté Florian Thauvin au retour de Risser.
"La façon dont vous abordez un match et une compétition est totalement différente parce qu'on vous a mis à la Coupe du monde, dans des conditions de stress et d'exigence qui sont le plus haut niveau possible", a encore souligné le champion du monde 2018.
- Vers les meilleurs -
Cette saison, Risser a poursuivi sa découverte du très haut niveau avec la Ligue des champions, une nouvelle étape dans son "développement constant" selon Leca, qui ne voit pas de plafond de verre.
"Il ne plonge pas mieux que l'année dernière" mais "ses prises de décisions sont de plus en plus judicieuses pour l'équipe, que ce soit pour ressortir le ballon, pour gagner du temps, pour accélérer", a décrit le directeur sportif artésien pour qui "Robin fera partie des 5-10 meilleurs gardiens du monde dans les 2-3 ans à venir".
Décisif sous les yeux de Zinédine Zidane face aux attaquants du PSG en août, le natif de Colmar a figuré dans la première liste du nouveau sélectionneur des Bleus en septembre. Mais, "amoindri physiquement", il avait dû renoncer et laisser sa place à Jean Butez, portier de Côme qu'il défiera mercredi.
Si un retour de Risser à Clairefontaine la semaine prochaine ne semble faire guère de doute, le Lensois serait bien inspiré de briller face à un concurrent direct et de signer un premier match référence en C1, où il a alterné le très bon et le moins bon, notamment face au Sporting Portugal (2-0).