10h32 CEST
17/07/2026
Avant le match pour la 3e place de la Coupe du monde entre la France et l'Angleterre samedi à Miami (Floride), retour sur les trois précédentes "petites finales" disputées par l'équipe de France.
. 1958: record de Fontaine et médaille de bronze
GÖTEBORG, 28 juin 1958. France - Allemagne de l'Ouest 6-3
Buteurs: Fontaine (16e, 36e, 78e, 89e), Kopa (27e) et Douis (50e) pour la France; Cieslarczyk (18e), Rahn (52e) et Schafer (84e) pour l'Allemagne de l'Ouest.
Qualifiés pour la première fois pour le dernier carré d'un Mondial, les Bleus sont logiquement surclassés en demi-finale par le Brésil de Pelé, auteur d'un triplé (5-2).
Portée par un Just Fontaine hors norme et buteur à chaque match, la sélection d'Albert Batteux est opposée à l'Allemagne de l'Ouest pour une dernière danse en Suède, à l'occasion de la "petite finale".
Face aux champions du monde en titre, le futur Ballon d'or Raymond Kopa et ses coéquipiers s'en remettent une fois encore à Fontaine, qui s'offre un quadruplé à Göteborg pour permettre aux Bleus de venir à bout de la Mannschaft dans un match à neuf buts.
La France grimpe pour la première fois sur le podium de la Coupe du monde, et, surtout, Just Fontaine établit le record de buts inscrits sur une seule édition (13). Un record absolu qui tient toujours.
. 1982: après Séville, la tête ailleurs
ALICANTE, 10 juillet 1982. Pologne - France 3-2
Buteurs: Szarmach (40e), Majewski (44e) et Kupcewicz (46e) pour la Pologne; Girard (13e) et Couriol (72e) pour la France.
Enfin de retour en phase à élimination directe, une première depuis la médaille de bronze décrochée en 1958, les Bleus voient leur rêve de disputer une première finale de Coupe du monde se briser face à l'Allemagne de l'Ouest en demi-finales à Séville au terme d'une rencontre aussi brutale que spectaculaire (3-3, 4-5 aux tirs au but).
Comme tous leurs compatriotes, encore bouleversés par la sortie sur civière de Patrick Battiston après l'agression du gardien allemand Harald Schumacher, les joueurs de Michel Hidalgo n'ont ni le cœur ni l'esprit à jouer la "petite finale" dénuée d'enjeu qui les oppose à la Pologne. D'où l'équipe bis envoyée par le sélectionneur à Alicante.
L'ouverture du score de René Girard en début de match n'est pas suffisante pour décourager les Polonais, qui renversent la table avant la mi-temps grâce à Andrzej Szarmach et Stefan Majewski puis creusent l'écart dès le retour des vestiaires sur un subtil coup franc de Janusz Kupcewicz.
Le deuxième but français, inscrit par Alain Couriol, n'a pas d'incidence sur l'issue du match ni sur le moral des troupes. "On était inertes, dans un état second. On accusait le coup, quelque chose s'était cassé", expliquera plus tard Alain Giresse, au micro de la Fifa.
. 1986: les "coiffeurs" pour un podium
PUEBLA, 28 juin 1986. France - Belgique 4-2
Buteurs: Ferreri (27e), Papin (43e), Genghini (104e) et Amoros (111e) pour la France; Ceulemans (11e) et Claesen (73e) pour la Belgique.
Tombeuse de l'Italie, championne du monde en titre, en huitième puis héroïque face au Brésil en quart, l'équipe de France échoue une nouvelle fois aux portes de la finale, encore dominée par l'Allemagne de l'Ouest (2-0), quatre ans après la cruelle nuit de Séville.
En "petite finale" face au voisin belge, le sélectionneur Henri Michel imite son prédécesseur et aligne, comme en 1982, une équipe largement remaniée afin de permettre aux remplaçants peu utilisés de goûter à la saveur du Mondial mexicain.
Une stratégie cette fois payante, malgré l'ouverture du score de Jan Ceulemans pour les Belges. Si Jean-Marc Ferreri et Jean-Pierre Papin profitent des errances défensives des Diables rouges pour donner l'avantage à la France, Nicolaas Claesen prolonge le suspense en envoyant les deux équipes en prolongation.
Sous les yeux de leur capitaine Michel Platini, laissé sur le banc, les "coiffeurs" français font finalement craquer la Belgique grâce à des buts de Bernard Genghini et Manuel Amoros.
De quoi rentrer du Mexique sur une note moins amère, certes empreinte de nostalgie avec les retraites internationales annoncées de plusieurs cadres (Maxime Bossis, Alain Giresse, Dominique Rocheteau, et plus tard Michel Platini), mais avec une médaille autour du cou.