09h22 CEST
19/08/2026
Dauphin du Paris SG et vainqueur de la Coupe de France la saison dernière, le RC Lens s'avance gonflé à bloc vers la reprise de la Ligue 1 et de la Ligue des champions, quelques jours après sa victoire dans le Trophée des champions.
Fin mai, les supporters lensois avaient quitté le stade Bollaert sur les coups de 05h00 du matin, au terme d'une folle nuit de célébration du titre en Coupe de France. Dimanche, ils ont déjà pu regoûter à la liesse dans leur enceinte incandescente, après le triomphe des Sang et Or face au Paris SG (1-0), au forceps alors qu'ils étaient réduits à dix depuis la 39e minute.
Une première "très spéciale" pour le nouvel entraîneur Dino Toppmöller. Arrivé dans l'Artois mi-juin, l'Allemand affiche un ratio exceptionnel d'un titre pour un match: de quoi bien lancer une aventure pas si évidente, tant la barre est haute après une saison 2025-2026 aussi idyllique qu'inattendue.
Longtemps à la lutte pour le titre avec le PSG, Lens a décroché une qualification pour la Ligue des champions et remporté, avec sa première Coupe de France, son premier titre depuis 27 ans.
Mais après ce sacre historique, l'enthousiasme est un temps retombé. Pierre Sage, l'architecte du succès lensois, a soufflé le chaud et le froid autour de son avenir avant de céder aux avances de Crystal Palace, craignant que le train menant à son rêve d'entraîner en Premier League ne repasse pas deux fois.
- Place à Toppmöller -
Leur bâtisseur parti après seulement une saison sur le banc, les dirigeants lensois se sont tournés vers Dino Toppmöller. Méconnu en France, le technicien allemand de 45 ans a notamment été l'adjoint de Julian Nagelsmann à Leipzig puis au Bayern Munich, avant de lancer sa carrière d'entraîneur au plus haut niveau à Francfort, où il a disputé la Ligue des champions.
Francophone et prônant un football résolument offensif, Toppmöller a rapidement fait sien de l'un des maîtres mots lensois: "charbonner". Dans les locaux ou au bord des terrains de la Gaillette, le centre d'entrainement du club, "jusqu'à presque 20h00 chaque jour", le coach semble déjà en osmose avec son nouvel environnement.
Il s'est également dit conquis par un groupe avec une "super mentalité" et qui, à l'image de la prestation face au PSG, sait "jouer avec le coeur" pour rendre fier ses supporters.
Une alchimie entre un entraîneur et ses joueurs confirmée par Florian Thauvin: auteur d'une saison pleine pour son retour en France, le leader technique et homme providentiel des Lensois a de nouveau fait parler son talent lors du Trophée des champions, avec un but décisif, et honoré le brassard de capitaine confié par Toppmöller.
"Avec le coach, on a une super entente. Quand il a été nommé, il m'a très vite téléphoné pendant les vacances. On a la même vision du football. On s'entend très bien, on voit les choses de la même façon", s'est réjoui le champion du monde 2018, clé de voute d'un effectif lensois remodelé au cours de l'été.
- Effectif en reconstruction -
Le président lensois Joseph Oughourlian avait indiqué que son club ne "fera pas de folie" avec sa masse salariale après la qualification en C1. Le Racing n'a donc logiquement pas été en mesure de retenir plusieurs de ses cadres, très convoités après une telle saison.
Le départ de Pierre Sage a été suivi de ceux des milieux Adrien Thomasson et Mamadou Sangaré, du défenseur Malang Sarr, et des attaquants Wesley Saïd et Allan Saint-Maximin.
Pour offrir à son entraîneur un effectif compétitif, à moindre coût et en adéquation avec une qualification en Ligue des champions, Lens a tenté des coups, comme Michaël Cuisance ou Thorgan Hazard, et misé sur des jeunes prometteurs, à l'image de Yacine Titraoui ou Franjo Ivanovic.
Après un exercice 2025-2026 exceptionnel, les Lensois auront du mal à faire mieux, mais ils ne s'interdisent pas de rêver. "On est des compétiteurs, a souligné Cuisance, donc les ambitions, elles sont là naturellement", d'autant plus après un titre conquis face au PSG.