22h12 CEST
08/09/2026
L'Ivoirien Yaya Touré, qui s'apprête à devenir le premier entraîneur africain à diriger une équipe en Ligue des champions, s'est réjoui de l'émergence d'"une nouvelle ère" mardi, à la veille d'affronter le Paris SG avec le Slovan Bratislava.
Arrivé cet été dans le club slovaque, l'ancien milieu de terrain est parvenu à le qualifier dans la plus grande compétition européenne entre clubs en passant par plusieurs tours de qualification puis des barrages.
Avant lui, jamais un Africain n'avait occupé un banc en tant qu'entraîneur principal lors d'un match en Ligue des champions, a confirmé l'UEFA auprès de l'AFP. Le Portugais Carlos Queiroz, né au Mozambique, et le Français Jean Tigana, né à Bamako, avaient déjà toutefois entraîné dans la compétition.
"C'est vrai que ça fait un peu bizarre parce qu'après la qualification en barrages, quand j'ai entendu cette information, j'ai trouvé ça intriguant", a-t-il commenté en conférence de presse d'avant-match.
"Mais ça fait plaisir quand même, a-t-il ajouté. Il y a une nouvelle ère, c'est important. Les choses bougent, il y a des gens qui ont ce courage de prendre de jeunes entraîneurs, d'aller vers du positif. Je tiens à remercier Robert (Vittek) et Ivan (Kmotrik Jr., deux dirigeants du club, NDLR), qui ont eu cette vision, je ne dirais pas cette gentillesse mais cette compréhension. Ce n'est pas évident, c'est très difficile pour nous autres, il faut qu'on travaille deux ou trois fois plus."
À 43 ans, Yaya Touré découvre la fonction d'entraîneur principal après plusieurs expériences en Arabie saoudite, en Belgique ou en Angleterre en tant qu'entraîneur adjoint ou au sein de la formation.
Comme joueur, il a notamment évolué à l'AS Monaco, au FC Barcelone et à Manchester City avec qui il a remporté trois titres de champion d'Angleterre.
L'ancien international ivoirien (97 sélections) a affirmé qu'il n'y avait "pas de pression" mais "un plaisir" à disputer cette première rencontre en Ligue des champions cette saison face au Paris SG, dont il se méfie malgré sa méforme du moment.
"Paris reste Paris, un des plus grands clubs, explique-t-il. Ces deux dernières années, ils ont été exceptionnels. On va essayer de jouer à fond, sans peur, avec beaucoup de confiance et d'envie."