23h12 CEST
28/09/2026
L'équipe de France de Zinédine Zidane, largement remaniée et rajeunie, a parfaitement tenu le choc en Belgique et a ramené un succès de prestige grâce à un exploit personnel de Michael Olise en toute fin de rencontre (1-0), lundi à Bruxelles en Ligue des nations.
Pour sa deuxième sortie en tant que sélectionneur, "Zizou" avait décidé de chambouler totalement son onze de départ, trois jours après un succès inaugural en Turquie (1-0), qui a vu le buteur et capitaine Kylian Mbappé se blesser avant de déclarer forfait pour la suite du rassemblement.
Avec neuf changements au coup d'envoi et trois joueurs encore novices en bleu (Jérémy Jacquet, Andy Diouf, Lucas Da Cunha), la prise de risques était réelle face aux Diables Rouges, quarts de finalistes du Mondial-2026. Mais cette formation totalement expérimentale a fait mieux que résister au stade du Roi-Baudouin avant qu'un tir enroulé de toute beauté d'Olise, entré en jeu à la 76e minute, ne lui permette d'offrir une deuxième victoire en deux matchs à son tout frais patron (88e).
Les Belges ne sont ainsi pas parvenus à briser le cycle infernal contre les Tricolores qu'ils n'ont plus battus en match officiel depuis 1981 (2-0), leur dernière victoire remontant à un amical en 2015 (4-3).
Le succès des Français, dominateurs quasiment de bout en bout, est tout à fait logique et valide les choix de Zidane alors que l'ex-N.10 tente de mettre en place ses idées, une semaine seulement après avoir pris en main l'équipe.
Guère impressionnés par le contexte et par le poids du maillot, les nouveaux ont largement donné envie au technicien français de les revoir et ont assurément marqué des points.
Après cette deuxième victoire à l'extérieur, Zidane va pouvoir préparer sereinement ses deux premiers rendez-vous à domicile et ses retrouvailles avec le Stade de France, contre l'Italie puis de nouveau la Belgique, les 2 et 5 octobre toujours en Ligue des nations.
- Doué, une menace constante -
Au-delà des trois points glanés en Belgique, qui offrent la première place du groupe A aux Bleus, la première satisfaction pour le sélectionneur aura été de voir ses joueurs concéder très peu d'occasions, hormis sur un duel gagné par Mike Maignan devant Dodi Lukebakio (72e).
Après sa belle Coupe du monde (3 buts), Charles de Ketelaere a été parfaitement muselé par Jacquet, le jeune défenseur de Liverpool, qui découvrait pourtant le plus haut niveau international à 21 ans.
Si Esteban Lepaul, le meilleur buteur de Ligue 1 la saison dernière, a eu du mal à s'exprimer au poste d'avant-centre et a manqué deux grosses occasions (5e, 17e), c'est Désiré Doué qui a été une menace constante, trouvant la barre transversale après un festival de dribbles (12e) avant de passer tout près de l'ouverture du score à plusieurs reprises (51e, 58e).
Bradley Barcola a lui été un poison constant par sa vitesse et aurait même pu obtenir un penalty en première période après avoir été poussé dans le dos par Nathan Ngoy à la suite d'un rush dont il a le secret (20e).
Zidane a également pu apprécier la belle copie d'Eduardo Camavinga, le plus capé des Français au coup d'envoi. Sa 31e sélection a été très aboutie dans l'entre-jeu, lui qui a toujours eu du mal à s'exprimer en bleu et n'avait pas été retenu pour la Coupe du monde par Didier Deschamps après une saison très terne au Real Madrid. La nomination de Zidane semble l'avoir requinqué.
Lucas Da Cunha, l'un des trois bizuths, mérite lui aussi d'autres chances en bleu. Positionné en sentinelle, le joueur de Côme a été très juste techniquement, trouvant même le poteau sur une tentative lointaine (54e).
Bref une deuxième soirée parfaite pour Zidane, à qui tout réussit pour l'instant à la tête de l'équipe de France.