23h22 CEST
14/10/2026
Le Real Madrid a réussi un miracle à Rome: sans idée ni maîtrise, le géant espagnol est passé tout près du naufrage et a été mené 3 à 1 jusqu'à la 83e minute, avant de s'imposer 4 à 3 mercredi lors de la deuxième journée de Ligue des champions.
Pour ses retrouvailles avec la compétition-reine du football européen, après sept saisons d'absence, le Stade olympique avait envie de vibrer et son équipe ne l'a pas déçu. Jusqu'aux dernières minutes où la Roma a perdu complètement pied et encaissé trois buts.
Pendant 83 minutes, la discipline tactique romaine, chère à Gian Piero Gasperini, a fait d'autant plus mouche qu'en face, le Real Madrid avait l'air d'une nébuleuse blanche multipliant erreurs et maladresses, reprenant très brièvement forme sur un éclair d'une de ses individualités, avec Kylian Mbappé souvent dans ce rôle.
Cela a suffi pour que Jose Mourinho reparte de Rome où il a entraîné entre 2021 et 2024 avec la victoire. Pas sûr que cet improbable sursaut fonctionne lors du "clasico" du 25 octobre face à un Barça qui devance le Real déjà de six points en championnat.
Dès la quatrième minute, Paulo Dybala a mis Thibaut Courtois en difficulté avec un centre difficilement repoussé par le portier belge. Le ballon a échoué dans les pieds de Marco Hermoso dont la frappe a été repoussée par Courtois au prix d'un arrêt spectaculaire.
Même la sortie du milieu français Manu Kone, la tête dans son maillot après avoir sans doute réalisé la gravité de sa blessure (16e), n'a pas donné de répit au Real Madrid, inexistant et incapable de contrôler le ballon.
- Doublé de Malen -
Les Giallorossi ont logiquement ouvert la marque à la 20e minute: Matias Soulé a adressé une passe en retrait pour Martin de Roon dont la reprise a trompé Courtois.
Trois minutes plus tard, Donyell Malen était tout prêt de doubler la mise: sa frappe sèche à bout portant est stoppée presque miraculeusement en deux temps par Courtois.
Au bord du KO, le Real Madrid a pourtant vite repris ses esprits grâce à Mbappé. Profitant d'une erreur de Mario Hermoso, l'attaquant français qui disputait son 100e match de C1, a surpris Pierluigi Gollini (1-1, 25e).
La dernière action de la première période a même failli permettre au Real de passer en tête: dans le temps additionnel, Vinicius, extrêmement discret jusque là, a retrouvé Bellingham dont la reprise est passée tout près du montant gauche de Gollini.
Mais au retour des vestiaires, le Real est vite retombé dans ses travers, entre pertes de balle et erreurs de marquage.
- Deux matches en un -
Après un ballon perdu par Vinicius dans l'entrejeu, Rodrigo Mora, entré en jeu en remplacement de Dybala à la pause, a lancé Malen qui a résisté au retour de Valverde et fusillé Courtois (2-1, 51e).
L'attaquant néerlandais, meilleur buteur de Serie A (6 buts), a envoyé le Stade olympique au septième ciel six minutes plus tard en partant à la limite du hors-jeu pour porter le score à 3-1 (57e).
Le salut pour le Real est venu de l'entrée d'Endrick qui, malgré un temps de jeu limité, a redonné de l'élan et de l'espoir à son équipe. Sur une tête du Brésilien, Pierluigi Gollini a détourné le ballon dans les pieds de Carlos Espi qui, à bout portant, a ramené le score à 3-2 (82e).
Les Romains, si sereins jusque-là, ont commencé à paniquer: sur un corner, Endrick en a profité pour égaliser (85e), avant qu'Antonio Rudiger, toujours à la réception d'un corner, ne donne la victoire à son équipe (90e).
"On a perdu un match qu'on avait pourtant dominé de façon incroyable. On a été paralysés en fin de match, c'est surtout au niveau mental qu'on a pêché", a regretté Gasperini sur le diffuseur Prime.
"On peut dire qu'il y a eu deux matches en un, a de son côté analysé Mourinho. Le premier où la Roma a été supérieure dans tous les secteurs et le second où on était mieux organisés, peut-être qu'ils étaient aussi morts car leur style de jeu est fatigant".