Ligue des champions: enquête de l'UEFA après les accusations de racisme portées par Vinicius

15h52 CET

18/02/2026

L'UEFA a ouvert mercredi une enquête après les accusations de racisme portées par l'attaquant brésilien du Real Madrid Vinicius Jr contre Gianluca Prestianni, joueur argentin du Benfica, lors du barrage aller de Ligue des champions la veille à Lisbonne.

La rencontre, remportée 1-0 par les Madrilènes, a été interrompue une dizaine de minutes après que l'attaquant brésilien s'est plaint auprès de l'arbitre français François Letexier d'avoir été traité de "singe" par l'Argentin. Des accusations que ce dernier a réfutées sur son compte Instagram.

"Un inspecteur spécialiste des questions d'éthique et de discipline de l'UEFA a été désigné pour enquêter sur des accusations de comportement discriminatoire lors du barrage de Ligue des champions entre le Benfica et le Real Madrid", a annoncé l'UEFA dans un communiqué publié mercredi.

Une même initiative a été prise au Portugal par l'Autorité pour la prévention et la lutte contre la violence dans le sport, qui a annoncé l'ouverture "d'une procédure de sanction administrative afin d’établir les faits".

Après avoir inscrit l'unique but de la partie d'une superbe frappe du droit (50e), Vinicius Jr a chambré le public du stade de la Luz, déclenchant une vive discussion avec plusieurs joueurs du Benfica, ce qui lui a valu un carton jaune.

- Lewis Hamilton au soutien -

Alors que le match semblait sur le point de reprendre, le Brésilien a couru vers l'arbitre en pointant du doigt Prestianni, pour se plaindre d'avoir été traité de singe ("mono" en espagnol) par l'Argentin. La partie a été interrompue pendant près de dix minutes par l'arbitre qui a ensuite décidé de la faire reprendre sans autre sanction.

"C'est inacceptable. Vini nous a dit que le gars l'avait traité de singe en se cachant sous son maillot (...) On voulait quitter le terrain, mais au final nous avons parlé avec l'équipe, et Vini nous a dit qu'on devait reprendre le match", a réagi le milieu français du Real Aurélien Tchouaméni sur Movistar+.

"Les racistes sont avant tout des lâches. Ils ont besoin de mettre leur maillot devant leur bouche pour montrer à quel point ils sont faibles", a dénoncé Vinicius sur Instagram, réseau social via lequel ses coéquipiers l'ont soutenu, tout comme la star de la Formule 1 Lewis Hamilton.

Kylian Mbappé, en zone mixte, avait estimé que Gianluca Prestianni ne "méritait pas de disputer la Ligue des champions (...) L'UEFA essaie de faire bouger les choses, mais il s'agit d'un cas grave et j'espère que des décisions seront prises, avec calme".

Le président de la Fifa Gianni Infantino a également apporté son soutien à Vinicius, sur Instagram, se disant "choqué et attristé" par l'incident survenu à Lisbonne.

- Prestianni dément -

"Il n'y a absolument aucune place pour le racisme dans notre sport et dans la société. Nous avons besoin que toutes les parties concernées prennent des mesures et demandent des comptes aux responsables", a ajouté le patron de l'instance tout en "félicitant" l'arbitre français François Letexier pour avoir activé le protocole anti-racisme.

L'ancien attaquant français Thierry Henry, consultant pour CBS, a de son côté rappelé qu'il s'était lui-même retrouvé "dans cette situation" comme "de nombreux joueurs l'ont été". "On est en 2026 et en être encore là, après un tel match, où nous devrions plutôt parler de son but magnifique...", s'est désolé le champion du monde 1998.

Alors que le chambrage de Vinicius lui a été reproché, notamment par l'entraîneur de Benfica José Mourinho, l'association Kick It Out, qui lutte contre les discriminations dans le football, a regretté qu'on se "concentre sur la célébration du but de Vinicius ou sur l'histoire du club, et non sur le signalement des insultes. C'est une forme de manipulation mentale".

De son côté, Prestianni, qui a reçu le soutien de son club sur les réseaux sociaux, a publié une story sur Instagram affirmant n'avoir "jamais proféré d'insultes racistes contre Vinicius qui a malheureusement mal interprété ce qu'il a cru entendre. Je n'ai jamais été raciste avec quelqu'un et je déplore les menaces que j'ai reçues de la part de joueurs du Real Madrid".

La star brésilienne, âgée de 25 ans, a souvent été la cible d'insultes racistes depuis son arrivée dans la capitale espagnole en 2018. Des incidents très médiatisés, principalement en Espagne, qui ont fait de lui un symbole de la lutte contre le racisme.

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