08h12 CET
08/11/2026
Regonflé par ses quatre succès d'affilée en championnat et par son importante victoire jeudi sur la pelouse du Bayer Leverkusen, l'OM rend visite dimanche au RC Lens, traumatisé par son inimaginable défaite 9-1 mercredi contre Côme.
La claque reçue par les Lensois est historique et, dès mercredi soir, l'onde de choc a atteint Leverkusen, où Bruno Genesio a regardé "la première période avec le staff", puis la deuxième, la plus terrible, "seul dans (sa) chambre", avec une pensée pour Yannick Cahuzac.
"On a toujours de l'empathie pour le coach, je me mets à la place du collègue. Je sais ce qu'on peut ressentir et je sais qu'on se sent très seul après ce genre de match", a déclaré l'entraîneur marseillais samedi.
Après la victoire de son équipe face à Leverkusen, Genesio avait déjà été interrogé sur le match de dimanche, qui était attendu comme un choc entre prétendants à l'Europe mais qui a forcément pris une tournure un peu plus dramatique.
"Il est difficile de savoir comment ils réagiront. Ce sont des situations très difficiles à vivre, mais c'est aussi le danger qui nous guette : croire qu'ils vont être touchés, diminués. Parce qu'ils vont avoir à coeur de montrer autre chose", avait alors déjà prévenu l'entraîneur marseillais.
Relancé samedi sur ce thème, Genesio est encore resté prudent, répétant s'attendre à "un match très difficile" plus qu'à une formalité face à des adversaires sidérés. "Si on ne fait pas ce qu'il faut et qu'on les laisse s'installer, le public reviendra derrière eux et ça peut devenir dur pour nous", a-t-il expliqué.
"C'est une équipe blessée mais on connaît les valeurs de ce club, la combativité, l'agressivité, l'intensité. On s'attend à une réaction de leur part et à un match très engagé", a-t-il ajouté.
- Pas de certitudes -
Surtout, Genesio espère voir ses joueurs se concentrer sur leur football et leur bonne dynamique actuelle, au lieu de guetter un éventuel effondrement psychologique de ceux d'en face.
Car, à la faveur de quatre victoires d'affilée en Ligue 1, les Marseillais sont revenus à la 6e place et ils se sont encore montré fringants et convaincants jeudi en Allemagne (1-0).
"Il faut continuer et rester humbles. C'est un mot que j'aime beaucoup parce que l'humilité permet de faire le genre de match qu'on a fait à Leverkusen. On doit continuer à jouer de la façon dont on le fait en ce moment, avec beaucoup de mouvements et de solutions pour le porteur", a-t-il expliqué.
"On a des convictions, mais pas de certitudes. Les certitudes, c'est dangereux. Mais il y a bien sûr des choses qui vont dans le bon sens, le rythme, le mouvement, le jeu vers l'avant", a-t-il ajouté.
Même si Emerson et Amine Harit sont encore incertains, Genesio peut désormais compter sur un effectif un peu plus fourni, au sein duquel des cadres comme Nayef Aguerd derrière et Amine Gouiri devant montent clairement en puissance.
"Jeudi, les joueurs étaient heureux, contents, fiers, et c'est normal. Mais il n'y a pas eu d'euphorie. On est toujours restés mesurés dans la défaite et c'est pareil depuis que c'est un peu mieux", a assuré le coach marseillais, qui n'a pas oublié que son équipe était relégable il y a six semaines.
Dans le camp d'en face, la blessure est encore très fraîche et particulièrement profonde. Mais pour Lens aussi, il s'agit de remonter la pente.