Bienvenue sur Winsports DZ!
Utilisateur: [user];
MDP: [password]

Fifa: fragilisé, Infantino a tenu une réunion de crise au Maroc

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, lors du match de la Coupe du monde 2026, opposant les États-Unis au Paraguay, à Inglewood (Californie), le 12 juin 2026

12h13 CEST

05/08/2026

Le président de la Fifa Gianni Infantino, assailli de critiques après un projet finalement avorté d'ouverture de l'instance mondiale aux investisseurs privés, a tenu mercredi au Maroc une réunion de crise avec de hauts responsables de l'organisation.

Cette réunion, qui n'était pas ouverte à la presse, s'est tenue au siège pour l'Afrique de la Fifa, au sein du complexe Mohammed VI de Salé, près de Rabat, où des journalistes de l'AFP présents à l'une des entrées du complexe ont vu entrer plusieurs véhicules en fin de matinée.

En début de soirée, une source proche du dossier a indiqué sous couvert de l'anonymat que la réunion était terminée. Des journalistes de l'AFP présents à l'entrée du site ont vu deux voitures aux vitres teintées suivies d'un véhicule de police quitter les lieux peu avant 18h30 heure locale (17h30 GMT).

Aucune information n'était disponible dans l'immédiat sur le contenu des échanges. On ignore aussi les raisons précises du choix du Maroc pour accueillir cette réunion. Le pays doit coorganiser la Coupe du monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal.

Gianni Infantino se trouvait néanmoins dans le royaume à l'occasion de la Fête du Trône la semaine dernière.

- Levée de boucliers -

A la tête de la Fifa depuis dix ans, Gianni Infantino a multiplié les projets clivants, jusqu'à annoncer la semaine dernière vouloir créer une société extérieure (la Fifa Forward Enterprise, FFE) pour gérer les activités commerciales de l'instance et les tournois comme les Coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés.

Présenté à la surprise générale mardi dernier après qu'il a été révélé par la presse, le projet a finalement été retiré dans la nuit de vendredi à samedi face à l'opposition de nombreux acteurs du foot, dont la confédération européenne (UEFA).

Plusieurs cadres de la Fifa ont pris leurs distances ces derniers jours avec Infantino, dont Arsène Wenger, actuel directeur du développement du football mondial au sein de l'instance, et le secrétaire général de l'instance Mattias Grafström.

Ce dernier, dans une lettre aux salariés de la Fifa et consultée par l'AFP, a regretté "une série d'événements tristes et condamnables", qui ont "heureusement abouti à l'abandon permanent" du projet.

Le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, avait déjà démissionné vendredi, disant s'opposer "catégoriquement" au projet d'Infantino.

- Pressions politiques -

Mercredi, le Premier ministre canadien Mark Carney a ajouté sa voix à celle de son homologue britannique Andy Burnham pour fustiger le patron de la Fifa.

"Je n'ai certainement aucune confiance en M. Infantino, après ce qui s'est passé", a taclé M. Carney, "l’idée qu' une bonne gouvernance consiste à ne pas divulguer d'informations à ses plus proches conseillers (...) c'est fatal".

Vendredi, M. Burnham avait jugé que Gianni Infantino était "la mauvaise personne pour diriger" la Fifa.

Dans le monde du football, la pression est venue de la puissante UEFA et de la Concacaf (confédération nord-américaine et des Caraïbes).

La Concacaf a ainsi demandé la semaine dernière une "mise à plat complète" de la gouvernance du président de la Fifa, alors que l'UEFA, qui avait brandi la menace d'un boycott des Coupes du monde pour avoir gain de cause, a dit avoir "perdu confiance" en Infantino.

Dans une lettre envoyée vendredi à la Fifa et consultée par l'AFP, l'UEFA "notifie officiellement qu'elle envisage activement d'engager une action en justice".

"Soyons clair: la Fifa ne peut plus être autorisée à continuer à prendre unilatéralement des décisions", a dénoncé de son côté mercredi l'Association des ligues européennes, critiquant au passage le projet d'Infantino de vouloir élargir le Mondial à 64 équipes dès 2030.

Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré à sa propre succession à la tête de la Fifa, lors d'un scrutin qui se déroulera en mars 2027 à Rabat.

L'Italo-Suisse de 56 ans a besoin d'une majorité des 211 fédérations membres pour décrocher un nouveau et dernier mandat de quatre ans. Jusqu'ici, une poignée de fédérations (Finlande, pays de Galles, Serbie, Suède) lui ont officiellement retiré leur soutien.

"Infantino doit partir", a asséné mercredi l'ancienne légende du foot portugais Luis Figo, conseilleur auprès de l'UEFA, dans une tribune publiée par le Daily Mail.

Le prince Ali ben Al Hussein, président de la Fédération jordanienne de football, avait lui accusé mardi Infantino de "chantage".

"Pendant des mois, la Fifa a refusé de nous aider (sur certains dossiers) jusqu'à ce qu'on me dise oralement, pendant la Coupe du monde, que si je soutenais Infantino, cela contribuerait grandement à aider notre fédération" a révélé le dirigeant sur X.

eyJpZCI6IjIwMjYwODA1MTIxMTM2ZG9jLWMzemM2NjMiLCJjb25faWQiOiIyMDI2MDgwNTEyMTEzNmRvYy1jM3pjNjYzIiwiYWNfaWQiOiIzODA0MzQ4IiwiZnJlZV9jb250ZW50IjoiIiwicGFnX21haW5fZnJlZSI6IjAiLCJhcGlfcHJvdl9pZCI6IkFGUCIsInByb3ZfaWQiOiJBRlAiLCJ0eXBlIjoibmV3cyIsInRpdGxlIjoiRmlmYTogZnJhZ2lsaXNcdTAwZTksIEluZmFudGlubyBhIHRlbnUgdW5lIHJcdTAwZTl1bmlvbiBkZSBjcmlzZSBhdSBNYXJvYyIsInBhZ19pZCI6IjEzMzc3IiwicGFnX2Jsb2NrZWRfY29udGVudCI6IjAifQ==

[X]

Nous utilisons des cookies propres et de tiers pour améliorer votre utilisabilité, personnaliser le contenu et analyser statistiquement votre navigation. Vous pouvez modifier la configuration ou consulter la politique de cookies.
Vos paramètres de Cookies
Accepter les cookies
Refuser cookies
Enregistrer les paramètres