18h12 CEST
21/05/2026
Une nouvelle fois privé de son défenseur Samson Baidoo, Lens doit réinventer sa ligne arrière pour conquérir sa première Coupe de France face à Nice vendredi (21h00).
Une démonstration à Lyon (4-0) pour finir, le billet pour la Ligue des champions acquis, un état d'esprit optimal... Lens a fini sa saison en Ligue 1 idéalement, dégageant tous les nuages qui flottaient au-dessus de La Gaillette. Tous, sauf un.
Le club du bassin minier a vu ce même nuage de janvier, février et mars revenir, quand Samson Baidoo a dû quitter ses partenaires à l'heure de jeu face au Paris Saint-Germain (2-0), blessé et forfait pour le Mondial avec la sélection autrichienne.
Cette fois, c'est l'ischio-jambier gauche du solide défenseur central (1,90 mètre) qui coince, après le droit en début d'année. Cette absence a coïncidé avec une période moins faste pour le club artésien, et surtout moins hermétique pour sa défense, ponctuée de quatre des huit défaites qu'il a connues en championnat.
Puissant dans le duel, plutôt rapide et bon dans la relance, le natif de Graz est la clé de voute de cette défense à trois lensoise qui a fait la force du club du bassin minier pendant une grande partie de la saison, avec Ismaëlo Ganiou à droite et Malang Sarr à gauche.
"On sait très bien qu'il est important dans notre système, confirme auprès de l'AFP le capitaine lensois Florian Sotoca. Mais je fais totalement confiance au groupe. Le match à Lyon a encore prouvé qu'on pouvait faire confiance à vraiment tout le monde, que ce soit Nidal Celik ou Kyllian Antonio, qui ont fait des super matches pour nous. Il y a aussi Ruben Aguilar qui peut jouer à ce poste-là."
- L'incertitude Kyllian Antonio -
Contre Paris, Antonio avait suppléé Samson Baidoo, avant d'enchaîner à droite de la défense à trois à Lyon, Nidal Celik occupant l'axe, plutôt promis à Ismaëlo Ganiou en l'absence du roc autrichien. Mais Antonio est aussi sorti blessé à Lyon, ce qui brouille encore les pistes.
Pierre Sage laissé planer le doute quant à sa participation, jeudi: "Il s'est entraîné en marge du groupe lors des deux premières séances collectives (de la semaine, NDLR), aujourd'hui il s'entraîne avec nous de manière à valider ou non sa sélection."
Formé à La Gaillette, le jeune défenseur (18 ans) était bien présent lors de l'entraînement jeudi au Stade de France et s'est entraîné normalement en apparence, effectuant quelques sprints malgré un bandage au niveau de la cuisse droite.
L'intérim de Nidal Celik, de mi-février jusqu'au naufrage à Lille, ne s'est pas avéré pleinement concluant, et Pierre Sage n'a aligné qu'à deux reprises - face à Toulouse (3-2) et à Brest (3-3) - Arthur Masuaku à gauche pour décaler Malang Sarr dans l'axe. Quant à Ruben Aguilar, il n'a jamais occupé ce poste avec Lens cette saison, ce pousserait Pierre Sage à une innovation dont il est n'est pas friand.
"La solution peut aussi être de se réorganiser même si celle-ci, on l'a rapidement balayée à chaque fois qu'elle s'est présentée à nous, souligne le Jurassien. (...) Je suis rarement inquiet. Je suis simplement toujours dans l'idée d'être efficace. Ma responsabilité là-dedans, c'est justement de prendre la bonne décision."
Celle-ci pourrait changer le cours de cette finale.