Bienvenue sur Winsports DZ!
Utilisateur: [user];
MDP: [password]

"Abandon", "omissions", discernement... la mort de Maradona revient devant la justice argentine

20h22 CEST

14/04/2026

"Abandonné" à son sort, ou "assassiné" par des omissions médicales délibérées? Conscient et décideur de ses soins, ou "sans plein usage de ses facultés mentales"? Les questions sur la mort en 2020 de Diego Maradona sont revenues mardi devant la justice argentine, avec l'ouverture d'un nouveau procès, dix mois après un premier avorté sur fond de scandale pour un film tourné en catimini sur l'affaire.

Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés à San Isidro (nord de Buenos Aires), pour trois mois au moins, pour des négligences potentiellement fatales à l'idole du football argentin.

Comparaissant pour "homicide avec dol éventuel", c'est-à-dire négligences commises en sachant qu'elles peuvent entraîner la mort, ils encourent entre huit et 25 ans de prison. Et nient toute responsabilité dans la mort de l'astre du football, se retranchant derrière leur rôle individuel, segmenté.

Tee-shirts à l'effigie de Maradona, drapeaux, pancartes réclamant "Justice pour D1OS" ("Dieu" et "N°10")... Comme en 2025, le "procès bis" a drainé une poignée de fans aux abords du tribunal exigu.

Comme Francisco Tesch, 34 ans, venu de la grande banlieue de Buenos Aires dans l'espoir "que la lumière soit faite". "Du moment où il est mort, on s'est tous demandé qui est, qui était l'entourage de Diego, pourquoi on ne l'a pas protégé", a-t-il confié à l'AFP.

- "Multiples alarmes" -

Maradona est mort à 60 ans, le 25 novembre 2020, d'une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, seul sur son lit d'une résidence louée, où il était en convalescence après une neurochirurgie sans complication, pour un hématome à la tête.

Une hospitalisation à domicile "cruelle, lapidaire, dépourvue de tout", de la part de l'équipe médicale, a lancé le procureur Patricio Ferrari dans son exposé initial. Un "groupe improvisé" qui a "décidé de ne pas écouter de multiples alarmes", et a "abandonné Diego Maradona à son sort, le condamnant à mort".

Maradona "a été assassiné", a tonné Fernando Burlando, avocat de ses filles aînées Dalma et Gianinna, présentes à l'audience, en accusant l'équipe médicale d'avoir "tout fait pour que la dégradation physique et mentale de Diego s'aggrave".

"Diego avait des milliers de chances, concrètes, réelles, de vivre et à cause de ces gens-là, Diego nous a quittés", a-t-il conclu.

Les avocats de la défense ont, eux, pointé les "gravissimes incohérences" de l'accusation, les affirmations souvent contradictoires, selon Francisco Oneto, avocat de Leopoldo Luque, neurochirurgien et ancien médecin personnel de Maradona, principal accusé.

Maradona est mort d'un infarctus, ont rappelé certains avocats de la défense, évoquant des expertises pas toutes d'accord. Et contestant le scénario d'une agonie "d'au moins 12 heures" évoqué par des médecins-légistes, et repris par l'accusation.

- Le corps a dit "stop" -

"Une détérioration progressive de sa santé qui, à un moment donné, a dit +stop+", a résumé Me Vadim Mischanchuk, évoquant le passé d'addictions de la star.

Il a aussi réfuté l'idée d'un Diego sans discernement, à la merci de l'équipe médicale: "La personne en charge de la santé de Maradona était Maradona (...) qui parfois prenait des bonnes décisions, parfois non".

D'autres ont questionné la présence même de leur client, tel Pedro di Spagna, un médecin contacté pendant la convalescence, et qui n'aura eu qu'"un seul contact" avec Maradona, selon son avocate.

Le premier procès avait été annulé en mai, après plus de 20 audiences, 44 témoins entendus, sur fond de scandale: une des trois juges, avait, à l'insu de tous, collaboré à la production d'une série documentaire sur l'affaire, avec elle-même en vedette.

Elle a depuis été destituée. Un nouveau trio de magistrats préside au deuxième procès.

Le premier, sans pour autant éclairer de responsabilités individuelles, avait mis au jour de sévères failles autour de la fin de vie de Maradona.

En particulier sur le bien-fondé d'une hospitalisation à domicile et non en clinique -décision à laquelle la famille avait consenti- mais aussi sur l'équipement médical inadapté et le niveau de suivi médical.

Le procès avait aussi soulevé la question de qui était décisionnaire dans l'entourage de la star. Ses filles et une ex-compagne ont dit avoir été tenues à l'écart, sous-informées par l'équipe médicale.

A quelles fins ? L'avocat Fernando Burlando avait à l'époque évoqué un "intérêt pécuniaire" de tiers à la mort de Maradona. A ce stade, il n'en a pas refait mention.

Le procès reprendra jeudi avec l'audition de témoins.

eyJpZCI6IjIwMjYwNDE0MjAxODQ4ZG9jLWE3dGs5a2UiLCJjb25faWQiOiIyMDI2MDQxNDIwMTg0OGRvYy1hN3RrOWtlIiwiYWNfaWQiOiIzNzIwMzUxIiwiZnJlZV9jb250ZW50IjoiIiwicGFnX21haW5fZnJlZSI6IjAiLCJhcGlfcHJvdl9pZCI6IkFGUCIsInByb3ZfaWQiOiJBRlAiLCJ0eXBlIjoibmV3cyIsInRpdGxlIjoiXCJBYmFuZG9uXCIsIFwib21pc3Npb25zXCIsIGRpc2Nlcm5lbWVudC4uLiBsYSBtb3J0IGRlIE1hcmFkb25hIHJldmllbnQgZGV2YW50IGxhIGp1c3RpY2UgYXJnZW50aW5lIiwicGFnX2lkIjoiMTMzNzciLCJwYWdfYmxvY2tlZF9jb250ZW50IjoiMCJ9

[X]

Nous utilisons des cookies propres et de tiers pour améliorer votre utilisabilité, personnaliser le contenu et analyser statistiquement votre navigation. Vous pouvez modifier la configuration ou consulter la politique de cookies.
Vos paramètres de Cookies
Accepter les cookies
Refuser cookies
Enregistrer les paramètres