18h33 CET
10/03/2026
"De belles perspectives": Kevin Vauquelin est dans le match pour la victoire finale sur Paris-Nice après avoir remporté le contre-la-montre par équipes avec Ineos mardi à Pouilly-sur-Loire devant la Lidl-Trek de Juan Ayuso, nouveau maillot jaune.
Arrivé cet hiver dans l'armada britannique, le meilleur Français du dernier Tour de France (7e) a livré une performance impressionnante pour franchir l'arrivée en tête de sa formation, propulsé par son coéquipier Josh Tarling, alors que son co-leader, Oscar Onley, a été légèrement décroché dans le dernier faux-plat.
"Il était prévu qu'on termine à deux avec Oscar avec Josh qui nous emmenait jusqu'à la fin, a expliqué le Normand. Après, je sais qu'en chrono, je suis un peu plus à l'aise qu'Oscar donc j'ai fait ce que j'avais à faire. Sans ce gros effort à la fin, on ne gagne pas. J'avais de très bonnes jambes."
Au final, il ne lui aura manqué que deux secondes pour endosser aussi le maillot jaune. Il revient sur les épaules de Juan Ayuso, deuxième à... deux secondes avec son équipe Lidl-Trek du chrono et qui prend la tête du général grâce aux quatre secondes de bonifications grattées la veille.
"J'aurais bien voulu prendre le maillot jaune. Mais il reste une fin de semaine très très dure, donc il faut regarder devant", a souligné le Français de 24 ans.
La route jusqu'à Nice est effectivement encore longue. Et Jonas Vingegaard, quatrième avec Visma à quinze secondes, pourrait montrer dès mercredi lors de la première arrivée au sommet à Uchon, qu'il reste le principal favori de cette 84e édition avec Ayuso, décidément en jambes.
- La tête déjà au Tour de France -
Mais le parcours moins difficile que par le passé ainsi que la nouvelle dimension prise par Vauquelin peuvent lui permettre d'y croire dans une épreuve privée de vainqueur français depuis Laurent Jalabert en 1997.
"C'est sûr que le parcours va être plus punchy et moins haute montagne, donc ça me correspond mieux. Je me sens vraiment bien. On peut avoir de belles perspectives pour les jours à venir. Surtout que la météo va se gâter et je pense que c'est un avantage pour moi, contrairement à des coureurs comme Jonas Vingegaard ou Juan Ayuso qui sont plus grimpeurs."
En attendant, l'ex-leader de l'équipe Arkéa-B&B Hotels a déjà confirmé qu'il était passé dans une autre ligue en rejoignant Ineos, réputée pour aller loin dans les détails et dotée d'un savoir-faire incomparable dans l'art du chrono.
"Ça a été vraiment un facteur très important pour moi quand j'ai voulu signer. Ça met la pression aussi. Ce matin, je peux vous dire que j'étais bien stressé plus que pour un chrono individuel", a-t-il dit.
Le chrono collectif de mardi était d'autant plus intéressant qu'il figure aussi au programme de la première étape du prochain Tour de France le 4 juillet à Barcelone.
"C'est même la raison pour laquelle j'ai décidé de venir ici et aussi au Dauphiné (où l'exercice sera aussi au menu en juin). Il est très important de prendre des repères en vue du Tour de France et notre performance me donne beaucoup de confiance", a insisté Juan Ayuso pour lequel la déception de ne pas gagner l'étape primait mardi soir sur la joie du maillot jaune.
"Perdre pour deux secondes ça fait mal", a souligné l'Espagnol qui, avec ses 17 secondes d'avance sur Vingegaard, vise plus que jamais la victoire finale à Nice mais se méfie comme de la peste des jours à venir.
"Dix-sept secondes, a-t-il dit, ce n'est pas négligeable, mais on sait que ça risque d'être compliqué dès demain avec la météo. C'est loin d'être fini."