07h32 CEST
17/10/2026
Deuxième de Ligue 1 avant de recevoir Brest, samedi (20h45) lors de la 7e journée, le Losc de Davide Ancelotti n'échappe pourtant pas aux critiques depuis le début de saison. En cause : un jeu jugé peu alléchant.
La victoire contre Le Havre (1-0) le week-end dernier, acquise au terme d'une rencontre sans intensité et avec très peu d'actions offensives construites, a rappelé que Lille savait gagner sans briller.
Cela avait déjà été le cas début septembre à Toulouse (0-1, 3e journée) et c'est de manière générale ce que dégage le Losc depuis le début du championnat, alimentant le paradoxe d'une équipe qui ne séduit pas (encore) mais affiche un bilan comptable très favorable (13 points sur 18).
"Je comprends les critiques, elles font partie du football", a admis l'entraîneur lillois Davide Ancelotti vendredi, en étant conscient que "tous les supporters veulent gagner et bien jouer".
Le coach italien de 37 ans, qui vit sa première expérience comme entraîneur principal dans un championnat européen, a expliqué avoir surtout fait preuve de pragmatisme depuis son arrivée.
"Je ne veux pas profiter de cette expérience pour prouver que je suis quelqu'un qui fait pratiquer un football spectaculaire. Je suis là parce que je veux gagner des matches et si parfois gagner des matches nous oblige à ne pas bien jouer pour avoir un résultat, je pense que c'est le chemin à suivre", a soutenu l'ancien entraîneur adjoint du Real Madrid, formé pendant plus d'une décennie au côté de son père Carlo.
- Priorité à la défense -
"Si on veut rester en haut toute la saison, il faut bien défendre, être solide défensivement", a professé Ancelotti. Ce que sa formation a jusque là bien réussi à faire en Ligue 1, en s'appuyant notamment sur une charnière centrale Nathan Ngoy – Alexsandro très solide.
Avec seulement quatre buts encaissés et déjà quatre clean sheets en seulement six matches, Lille affiche l'un des meilleurs bilan défensif du championnat. Mais une fois le ballon récupéré, les Dogues ont souvent toutes les peines du monde à créer du danger, se contentant souvent de gérer leur avantage une fois qu'ils ont pris les devants.
"Le travail que j'ai maintenant devant moi c'est de gagner des matches en proposant un jeu un peu plus attractif", a promis vendredi le coach nordiste.
- Sans Ueda, un vide à combler devant -
Mais les circonstances ne vont pas forcément l'aider. Alors que le Losc a débuté la semaine dernière un enchaînement de huit matches en moins d'un mois, Davide Ancelotti a perdu son attaquant Ayase Ueda pour une durée encore indéterminée.
Touché au pied contre Arsenal mardi, le buteur japonais souffre d'une déchirure de l'aponévrose plantaire. Auteur de trois buts en six matches depuis son arrivée à Lille fin août et alors qu'il était jusque-là l'une des rares satisfactions offensives du début de saison, Ueda va manquer la réception de Brest et sera très probablement absent plusieurs semaines.
Pour le remplacer, le Losc ne possède actuellement que deux attaquants axiaux aptes : le vétéran Olivier Giroud (40 ans) et le jeune Soriba Diaoune (19 ans), en attendant le retour d'Hamza Igamane (ligaments croisés du genou), espéré au mieux pour la fin du mois.
Mais Davide Ancelotti peut au moins se réjouir du retour à venir d'Ethan Mbappé. Auteur d'un début de saison prometteur avant de se blesser avec l'équipe de France espoir, l'ailier de 19 ans devrait réintégrer le groupe samedi et peut-être amener un peu de lumière dans un jeu lillois bien terne ces dernières semaines.