23h43 CET
19/02/2026
Il était "réalisable", Keely Hodgkinson l'a pulvérisé: la Britannique de 23 ans s'est emparée avec la manière du record du monde du 800 m en salle, en clôture du meeting de Liévin (nord de la France) jeudi.
Habituée aux records du monde, la piste de Liévin a été fidèle à sa réputation, la Britannique retranchant quasiment une seconde au précédent record du monde de la Slovène Jolanda Ceplak (1 min 55 sec 82) avec un temps d'1 min 54 sec 87.
"Je crois que je peux encore pousser", a-t-elle réagi en zone mixte à l'issue de la course.
Il aura fallu près de 24 ans pour que quelqu'un surpasse cette marque établie, ironie du sort, le 3 mars 2002, jour de naissance de Hodgkinson.
Ses premiers mots de recordwoman du monde ont été pour le public, qu'elle a "pu entendre tout le long".
Alors que la salle se vidait après sa course, la championne olympique du 800 m à Paris est d'ailleurs restée de longues minutes sur la piste, allant à la rencontre de jeunes supporters dont certains tenaient des pancartes à son nom ou criaient son prénom.
"Il semble juste que c'est à moi de m'emparer" de ce record du monde, avait-elle estimé mercredi en conférence de presse, qualifiant le temps de Ceplak de "réalisable". "Je ne veux pas mettre de limite au temps que je peux réaliser", avait-elle ajouté.
Sa très bonne forme du moment avait été évidente dès sa rentrée, samedi lors des championnats britanniques en salle. Sans lièvre et sans aide lumineuse pour lui donner le rythme en bord de piste, elle avait réalisé 1 min 56 sec 33, troisième meilleur chrono de l'histoire.
- A un mois des Mondiaux -
Elle frappe un très grand coup à un mois des championnats du monde en salle à Torun (Pologne), compétition à laquelle elle n'a jamais participé.
Avant elle, l'une des principales attractions de la soirée a été le concours masculin de saut à la perche, au cours duquel le Grec Emmanouil Karalis a été le premier athlète de l'année à franchir les six mètres, dès son premier essai.
Ce saut a été réalisé dans un quasi-anonymat alors que les spectateurs avaient les yeux rivés sur une autre épreuve.
Mais Karalis, 26 ans, a ensuite eu droit à du sirtaki et aux encouragements du public pour ses trois tentatives à 6,07 m, dont les deux premiers ont été manqués de justesse.
"Je sais que je vais être capable de sauter à cette hauteur et peut-être même plus haut" une fois réglés quelques problèmes dans sa course d'élan, a-t-il assuré à l'AFP après l'épreuve.
L'Australienne Jessica Hull, médaillée d'argent sur 1.500 m lors des Jeux olympiques de Paris, s'est quant à elle frottée à la meilleure performance de tous les temps sur 2.000 m, propriété depuis 2017 de Genzebe Dibaba (5 min 23 sec 75).
Longtemps à la lutte avec cette performance, Hull a légèrement flanché sur la fin et réalisé 5 min 26 sec 68. "Je sentais que j'étais dans une forme pour le faire", a-t-elle assuré après la course, dans un grand sourire.